KÙZYLARSEN SPECTACLES PHOTOS | VIDEOS ALBUMS

 


 ©Olivier Donnet

Son nom est Kùzylarsen, ce n'est pas son vrai nom, c'est le nom de son histoire. Son vrai prénom c'est Mathieu. Mais appelez-le Kùzylarsen, ou Kùzy, il préfère.

Son histoire, c'est beaucoup bourlinguer, parfois se poser, puis repartir. Donc des voyages, souvent longs, souvent loin, et souvent beaucoup.

Voyage pour la musique, il se retrouve en Tunisie pendant un an dans des studios à la journée, et dans la Médina la nuit, à écouter les musiciens locaux. Voyage avec un cirque, en caravane, aussi, sur les routes de France pendant 6 mois. Puis metteur en son, encore, pour des compagnies de danse comtemporaine en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Ça dure des mois, et ça crée des tas de dispositifs de multi-diffusion sonore toujours inventifs.

Et les voyages continuent, marqués par la découverte d'un instrument, si méditerranéen, si moyen-oriental, le Oud. Entendu chez un vieil ami à Tunis, qui en jouait tous les soirs devant sa porte dans le quartier de Halfaouine, le son du oud ne cessera jamais de hanter notre héros. Ses recherches l'emmèneront en Egypte, au Liban, en Jordanie, mais aussi en Palestine et en Turquie.

"À cette époque, Georges Bush Jr avait défini un Axe du Mal, ennemi de l'Occident, et immaquablement, ce sont les pays de cet axe que j'avais envie de connaître, leurs musiques, leurs cultures, et leurs musiciens. Je me promenais toujours du mauvais côté de le l'Axe...".

Kùzylarsen a dû aimer Corto Maltes et Arthur Rimbaud. Et les musiciens, évidemment.

Parmi ces musiciens, il côtoiera des maîtres comme Naseer Shama, Wissam Joubran, Mohamed Abouzakri...ainsi que le célèbre compositeur iranien Hamid Motebassem. Et aussi, parce qu'il y a toujours vibré aux sons de l'Occident, des musiciens comme Michel Massot, Laurent Blondiau et autres improvisateurs.

C'est d'ailleurs en Europe, après une dizaine d'années de voyages ininterrompus, qu'il se fixe et lance des projets bien différents : l'un avec les tunisiens Jawhar et Sofiane Ben Youssef, comme un groupe rock en arabe, l'autre avec le joueur de setâr iranien Amir Sahraie. Il rejoint aussi l'ensemble Mezrab et le trio de oud Qadmoyo avec le syrien Elias Bachoura et le belge Tristan Driessens. Il y eut alors une centaine de concerts. Puis un soir, après un concert à Istanbul où le Trio Qadmoyo ouvre un prestigieux festival "classique", c'est un déclic : ne plus essayer de jouer le oud de la tradition, mais créer son propre projet, écrire des chansons, chercher sa voie.

Il faudra encore quelques années, des performances undergrand, des expériences arty à Bruxelles, Berlin, Paris, Tokyo, pour voir naître alors le projet Kùzuylarsen.

 

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